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Micro-entreprise en 2026 : cotisations, plafonds et déclarations
En 2026, un micro-entrepreneur verse en cotisations 12,3 % de son chiffre d’affaires encaissé pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les services commerciaux ou artisanaux et 25,6 % pour les activités libérales non réglementées. Le régime micro s’applique jusqu’à 203 100 € de chiffre d’affaires annuel pour la vente et 83 600 € pour les services. Tu déclares chaque mois ou chaque trimestre, même quand tu n’as rien encaissé.
Les taux de cotisations en 2026
Tes cotisations sont un pourcentage de ce que tu encaisses : pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations. Voici les taux publiés par le ministère de l’Économie (economie.gouv.fr, page mise à jour le 6 mars 2026).
| Activité | Cotisations sociales | Plafond annuel |
|---|---|---|
| Vente de marchandises, restauration, hébergement | 12,3 % | 203 100 € |
| Prestations de services commerciales ou artisanales | 21,2 % | 83 600 € |
| Autres prestations de services et professions libérales non réglementées | 25,6 % | 83 600 € |
| Professions libérales relevant de la CIPAV | 23,2 % | 83 600 € |
Le taux des activités libérales non réglementées (rédaction, graphisme, montage vidéo, cours particuliers, conseil…) a gagné un point par rapport à 2025. S’y ajoute une contribution à la formation professionnelle : 0,1 % pour une activité commerciale, 0,2 % pour les prestations de services et les professions libérales, 0,3 % pour une activité artisanale.
Point important : les cotisations portent sur le chiffre d’affaires, pas sur ta marge. Tes dépenses ne sont pas déductibles. Si tu vends des marchandises, tu cotises sur le prix de vente, sans retirer le prix d’achat.
Les plafonds et la franchise de TVA
Pour une activité mixte, le chiffre d’affaires total ne doit pas dépasser 203 100 €, dont 83 600 € au maximum pour les services. Si tu dépasses le plafond deux années civiles consécutives, le régime micro cesse de s’appliquer à partir de l’année suivante.
La TVA obéit à d’autres seuils. Sous la franchise en base, tu ne factures pas de TVA et tes factures portent la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». En 2026 (service-public.fr) :
- vente de marchandises et hébergement : franchise jusqu’à 85 000 €, seuil de tolérance à 93 500 € ;
- prestations de services : franchise jusqu’à 37 500 €, seuil de tolérance à 41 250 €.
Si tu dépasses le seuil de franchise sans atteindre le seuil de tolérance, tu restes en franchise jusqu’au 31 décembre et tu deviens redevable de la TVA l’année suivante. Si tu dépasses le seuil de tolérance, la TVA est due dès le jour du dépassement. Pour un client particulier, facturer la TVA revient souvent à augmenter tes prix de 20 % ou à baisser ta marge d’autant : suis ton cumul chaque mois si tu approches du seuil des services.
Déclarer son chiffre d’affaires : chaque mois ou chaque trimestre
Tu déclares et tu paies tes cotisations sur autoentrepreneur.urssaf.fr, selon la périodicité choisie à la création. Tu déclares ce que tu as réellement encaissé sur la période, quelle que soit la date de la facture : une facture émise en mars et payée en mai se déclare en mai.
- Déclaration mensuelle : au plus tard le dernier jour du mois suivant.
- Déclaration trimestrielle : au plus tard le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. La prochaine échéance, pour juillet à septembre 2026, tombe donc le 31 octobre 2026.
Quand une échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, elle est reportée au jour ouvré suivant. Si tu n’as rien encaissé, tu déclares zéro : ne rien déclarer expose à des pénalités et à une taxation sur une base estimée. Le bon réflexe : à chaque encaissement, mets de côté le pourcentage de tes cotisations sur un compte à part.
L’impôt sur le revenu : barème ou versement libératoire
Les cotisations sociales et l’impôt sont deux choses distinctes. Par défaut, tu reportes ton chiffre d’affaires annuel sur ta déclaration de revenus. L’administration applique un abattement forfaitaire de 71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les services commerciaux ou artisanaux et 34 % pour les activités libérales, avec un minimum de 305 €, puis impose le reste au barème avec tes autres revenus (service-public.fr).
Le versement libératoire te fait payer l’impôt en même temps que les cotisations : 1 % du chiffre d’affaires pour la vente, 1,7 % pour les services commerciaux ou artisanaux, 2,2 % pour les activités libérales. Pour y accéder en 2026, le revenu fiscal de référence de ton foyer en 2024 ne doit pas dépasser 29 579 € pour une personne seule (59 158 € pour un couple). Si ton foyer est peu ou pas imposé, le barème est souvent plus avantageux. Le simulateur public de l’URSSAF permet de comparer les deux.
L’ACRE réformée et les autres obligations
Pour une micro-entreprise créée à partir du 1er juillet 2026, l’ACRE ne réduit plus les cotisations que de 25 %, contre 50 % auparavant, et la demande doit être faite au plus tard le 60e jour suivant le début de l’activité (décret n° 2026-69 du 6 février 2026, présenté sur service-public.fr). Pour une activité libérale non réglementée, le taux passe ainsi de 25,6 % à environ 19,2 % pendant la période couverte. L’aide reste soumise à conditions : avoir moins de 26 ans, être demandeur d’emploi ou bénéficiaire de certains minima sociaux, entre autres.
- Création : gratuite sur formalites.entreprises.gouv.fr. Méfie-toi des sites privés qui la facturent.
- CFE : cet impôt local n’est pas dû l’année de la création ; l’avis arrive ensuite en fin d’année dans ton espace professionnel sur impots.gouv.fr, pas par courrier.
- Compte bancaire dédié : obligatoire quand le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € deux années civiles consécutives.
- Registres : un livre des recettes, et un registre des achats pour la vente de marchandises.
- Facture électronique : tu dois pouvoir en recevoir depuis le 1er septembre 2026, et tu devras émettre tes factures aux professionnels dans ce format à partir du 1er septembre 2027.
Ce que le dossier ajoute
Le dossier Déclic « Micro-entreprise : créer, déclarer, cotiser » reprend tout cela en détail et va plus loin : comment choisir le bon code d’activité, créer son entreprise étape par étape, facturer avec les bonnes mentions, comprendre ce que les cotisations t’apportent pour la retraite et la maladie, calculer ce qui te reste vraiment, mesurer l’effet sur les aides sociales et sur le rattachement fiscal d’un étudiant, et repérer le moment où le régime micro ne suffit plus. Il se termine par un calendrier annuel et un plan de l’idée à la première déclaration. Il présente le régime tel qu’en vigueur en septembre 2026 et renvoie aux sources officielles pour chaque chiffre.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer son chiffre d’affaires quand on n’a rien encaissé ?
Oui. Tu déclares zéro, ce qui prend une minute et ne coûte rien. Ne rien déclarer expose à des pénalités et à une taxation sur une base estimée.
Quel est le taux de cotisations d’un micro-entrepreneur en 2026 ?
12,3 % du chiffre d’affaires pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les services commerciaux ou artisanaux et 25,6 % pour les activités libérales non réglementées, plus une contribution à la formation professionnelle de 0,1 à 0,3 %.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de chiffre d’affaires ?
Un dépassement isolé ne fait pas sortir du régime. C’est un dépassement deux années civiles consécutives qui fait basculer vers un régime réel à partir de l’année suivante. La TVA, elle, a ses propres seuils, plus bas pour les services.
Peut-on être étudiant et micro-entrepreneur ?
Oui, rien ne l’interdit. Attention toutefois : ces revenus ne bénéficient pas de l’exonération d’impôt des jobs étudiants et ils comptent dans les ressources prises en compte pour certaines aides.
Sources
- Ministère de l’Économie — cotisations sociales et plafonds des micro-entreprises
- Service-Public — réforme de l’ACRE pour les micro-entrepreneurs
- Service-Public — franchise en base de TVA
- Service-Public — régime fiscal de la micro-entreprise
- URSSAF — site officiel des auto-entrepreneurs
- Guichet unique des formalités d’entreprises